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La CODP publie son rapport d’enquête sur la surreprésentation des enfants autochtones et noirs au sein du système de bien-être de l’enfance de l’Ontario

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Avril 12, 2018

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Toronto – Le 12 avril 2018, la Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) a publié Enfances interrompues : Surreprésentation des enfants autochtones et noirs au sein du système de bien-être de l’enfance de l’Ontario. Le rapport présente les conclusions de l’enquête d’intérêt public sur la surreprésentation des enfants des Premières Nations et communautés métisses et inuites (autochtones) et des enfants noirs dans les sociétés d’aide à l’enfance (SAE), particulièrement en matière de prise en charge.

Dans l’ensemble, l’enquête de la CODP a révélé : 

  • qu’un ensemble disparate de processus et de pratiques de collecte de données relatives à la race est utilisé dans le secteur
  • que les enfants et jeunes autochtones et noirs sont surreprésentés parmi les enfants pris en charge dans beaucoup de SAE de la province.

« Ces conclusions sont très troublantes », affirme la commissaire en chef de la CODP Renu Mandhane. « Depuis des décennies, les familles et communautés sonnent l’alarme sur la surreprésentation des enfants autochtones et noirs au sein du système de bien-être de l’enfance de l’Ontario. Le fait de séparer des enfants de leur famille crée des torts à long terme incontestables, grandement documentés par la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Le gouvernement et les SAE doivent agir sans tarder. »

Les enjeux sociaux qui mènent à la surreprésentation des enfants noirs et autochtones parmi les enfants pris en charge sont multidimensionnels et exigent une approche à volets multiples. La CODP somme le gouvernement de l’Ontario d’élaborer une stratégie provinciale comportant des engagements mesurables et réalisables en temps opportun en vue de déterminer quel est le lien entre la situation sociale et économique des familles et les disparités et disproportionnalités raciales observées au sein du système de bien-être de l’enfance, et de le rompre.

Les conclusions tirées soulèvent aussi de sérieuses préoccupations pour les SAE. La CODP somme les SAE dont les données indiquent des disproportionnalités significatives de prendre des mesures concrètes afin de :

  • reconnaître les disproportionnalités et leur effet potentiel sur le vécu des familles et communautés, et leur confiance envers les SAE
  • revoir leurs structures, politiques, processus, pratiques décisionnelles et cultures organisationnelles pour déterminer s’ils ont un effet préjudiciable sur les familles autochtones et noires, et s’ils contreviennent éventuellement au Code des droits de la personne de l’Ontario.

La CODP a entrepris l’élaboration d’orientations politiques pour aider les membres de la collectivité, les groupes communautaires et les organisations à cerner et à éliminer le profilage racial au sein du système de bien-être de l’enfance de l’Ontario.

Citations

« La surreprésentation des enfants autochtones et noirs au sein du système de bien-être de l’enfance de l’Ontario est bien réelle, et est inacceptable.  Les données existantes cadrent avec les commentaires des jeunes autochtones et noirs qui ont été pris en charge et reconnaissent le racisme systémique qui est présent dans leur propre vie et qui a facilité leur prise en charge. »

– Irwin Elman, intervenant en faveur des enfants de l’Ontario

« Les communautés autochtones soulèvent depuis des années la question de la surreprésentation des enfants autochtones au sein du système de bien-être de l’enfance. Notre vécu nous a permis de conclure à l’existence de partis pris systémiques au sein du système de bien-être de l’enfance, et les recommandations de la CODP abordent nos graves préoccupations. Le rapport de la CODP est une étape positive du travail de reconnaissance de l’importance de recueillir des données uniformes relatives à la race, de responsabiliser davantage les sociétés d’aide à l’enfance et d’accroître la transparence relative à la façon dont on gère les cas impliquant des enfants autochtones dans l’ensemble du secteur du bien-être de l’enfance. »

– Sylvia Maracle, directrice générale, Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario

« Nous accueillons favorablement le rapport de la CODP, qui confirme les préoccupations que soulève la communauté afro-canadienne depuis des décennies à l’égard de la disproportionnalité et des disparités qui existent au sein des services de bien-être de l’enfance. Par l’entremise de son projet Une vision une voix, l’AOSAE appuie le travail des SAE visant à améliorer la collecte et l’analyse de données afin que nous puissions brosser un tableau plus complet et transparent de la surreprésentation à l’échelle de la province. L’AOSAE a pour vision de faire en sorte que le système de bien-être de l’enfance de la province valorise et respecte les droits de la personne des enfants et familles d’ascendance africaine. »

– Kike Ojo, gestionnaire de projet, Une vision une voix

« L’AOSAE et les sociétés d’aide à l’enfance accueillent favorablement le rapport de la CODP. Nous nous employons à résoudre le problème de la surreprésentation des enfants d’ascendance africaine et des enfants et familles autochtones au sein du système de bien-être de l’enfance par l’entremise de projets d’envergure comme nos engagements envers la réconciliation et le programme Une vision une voix. Nous travaillons aussi en partenariat avec le ministère pour améliorer nos processus de collecte de données relatives à la race. Nous sommes déterminés à changer notre façon de travailler afin de rendre le système de bien-être de l’enfance équitable pour toutes les familles de l’Ontario. » 

– Mary Ballantyne, chef de la direction, Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance (AOSAE)

Ressources connexes :

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Renseignements aux médias :
Vanessa Tamburro
Conseillère principale en communications (intérimaire)
Commission ontarienne des droits de la personne
416 314 4528 | vanessa.tamburro@ohrc.on.ca